Vers un déclin du marché obligataire?

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Bien trop de rapports mettent en garde la communauté financière sur la volatilité et, probablement, le déclin du marché obligataire. Goldman Sachs a récemment alerté les investisseurs sur les risques des positions longues, tandis que Bill Gross – qui gère les 1,5 milliards de dollars du fonds Janus Global Unconstrained Bond Fund – a effectivement noté il y a quelques semaines comment “l’oxygène insufflée par le crédit venait à s’épuiser”.

Cependant, tout le monde ne rejoint pas cette vision aussi pessimiste, notamment depuis que Gareth Isaac, gérant de fonds chez Schroders, a récemment expliqué comment “…il est important de souligner que nous ne croyons pas qu’il s’agisse ici du début d’un marché baissier à revenu fixe. Les taux d’intérêt aux États-Unis sont en effet toujours à zéro et négatifs en Europe. Jusqu’à ce qu’il y ait des changements de ces taux directeurs, nous croyons que les liquidités ne sont pas une alternative pour les investisseurs. Les obligations, même avec des rendements faibles, apparaissent attrayantes en comparaison “.

Fondamentalement, l’avis général est que la politique d’assouplissement quantitatif de l’Union Européenne a contraint les investisseurs à modifier leurs allocations vers des participations d’une durée de 10, 20 et même 30 ans, pour désespérément saisir une part de revenu, tandis que les fondamentaux restent solides.

Concernant la performance du marché juridique, il convient de noter que la grande majorité des opérations concerne l’émission d’obligations de sociétés ainsi que des instruments de dette avec des titres souverains et le financement public qui, généralement, ne représentent qu’une partie minime de l’ensemble des émissions.

Depuis le 1er janvier 2015, deux cabinets d’avocats dominent le marché américain avec des performances impressionnantes tant dans le nombre d’accords que dans leur valeur globale. Davis Polk & Wardell et Simpson Tacher & Bartlett dominent les marchés de capitaux grâce à des opérations telles que le placement de billets de premier rang d’une valeur d’1 milliard de dollars de la part de Morgan Stanley, le placement de billets de premier rang d’AbbVie pour Davis Polk pour un montant de 16,7 milliards de dollars, ou encore l’émission d’obligations de 8 milliards de dollars d’Apple et les 3,8 milliards de dollars du CNOOC de placements de billets garanties pour Simpson Tacher.

Derrière ces deux leaders, on retrouve Cravath Swaine & Moore qui est intervenu dans le cadre de l’émission d’obligations de Royal Dutch Shell de 10 milliards de dollars, ainsi que dans les 3 milliards de dollars d’émissions d’obligations à haut rendement de Fiat Chrysler.

En Europe, Slaughter and May et Shearman & Sterling occupent actuellement les première et deuxième positions sur les marchés des capitaux. Slaughter est intervenu dans la mise à jour de l’Euro Note Programme pour Aviva, pour 5 milliards de livres, ainsi que sur la question du financement de billets sous garantie de 2 milliards d’euros de BHP Billiton, conformément au Programme EMTN. Shearman est intervenu quant à lui dans l’émission obligataire de 1,5 milliards de dollars d’Anglo American, et dans l’émission de titres de créance convertibles par HSBC Holdings à hauteur de 2,45 milliards de dollars.

 

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